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Sablier symbolisant les délais d'expulsion
Juridique

Délai d'expulsion de squatteur : à quoi s'attendre en 2026

10 décembre 2025 10 min de lecture

Les délais par type de procédure

En 2026, les délais d'expulsion varient considérablement selon la voie procédurale choisie. Voici les données actualisées. Procédure administrative (loi Kasbarian) : 2 semaines à 2 mois. C'est la voie la plus rapide, mais elle est soumise à des conditions strictes : le bien doit être un domicile au sens de la loi, la preuve de propriété doit être incontestable, et le préfet doit accepter d'intervenir. Taux d'acceptation : environ 60 % des demandes. Référé devant le tribunal judiciaire : 4 à 8 mois. Le délai comprend la préparation de l'assignation (2-4 semaines), l'attente de l'audience (1-3 mois), le délibéré (2-4 semaines), le délai de départ volontaire (2 mois minimum) et le commandement de quitter les lieux. Procédure au fond : 8 à 18 mois. Plus longue, cette procédure est utilisée lorsque le référé est refusé ou que la situation est complexe. Elle offre cependant un jugement plus solide en appel. Exécution (concours de la force publique) : 2 à 6 mois supplémentaires. Une fois le jugement obtenu et le commandement de quitter les lieux signifié, il faut encore obtenir le concours de la force publique auprès du préfet. Ce délai varie fortement selon les préfectures. Total cumulé : de 6 mois (scénario très favorable) à 36 mois ou plus (scénario défavorable).

L'impact réel de la loi Kasbarian sur les délais

La loi Kasbarian a-t-elle réellement réduit les délais ? La réponse est nuancée. Pour les cas qui relèvent de la procédure administrative d'évacuation — squat de domicile avéré, sans complications majeures —, les délais ont effectivement diminué. Des expulsions en deux à quatre semaines sont désormais possibles, ce qui était impensable avant la loi. Pour les procédures judiciaires classiques, l'impact est plus limité. Les tribunaux ne sont pas moins engorgés, les délais d'audience n'ont pas diminué et l'exécution des jugements reste soumise aux mêmes aléas. La loi a cependant simplifié certaines démarches (dépôt de plainte, constitution du dossier) ce qui peut faire gagner quelques semaines en amont. Un effet inattendu de la loi est l'augmentation du nombre de procédures engagées. En encourageant les propriétaires à agir, la loi a mécaniquement augmenté le volume de dossiers traités par les tribunaux et les préfectures, ce qui neutralise partiellement les gains d'efficacité. En résumé : la loi Kasbarian a créé une voie rapide qui fonctionne pour une partie des cas, mais n'a pas significativement raccourci les délais de la procédure judiciaire classique, qui reste le parcours de la majorité des propriétaires.

La trêve hivernale : un facteur majeur de retard

La trêve hivernale, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars, interdit l'exécution des expulsions pendant cinq mois de l'année. C'est le principal facteur de rallongement des délais. Si votre jugement d'expulsion est obtenu en septembre, le commandement de quitter les lieux est signifié en octobre avec un délai de deux mois. En décembre, le délai expire mais vous ne pouvez pas demander le concours de la force publique avant le 1er avril. Résultat : six mois perdus. La loi Kasbarian prévoit une exception : les squatteurs entrés par voie de fait (effraction ou occupation sans titre) ne bénéficient pas de la trêve hivernale pour les évacuations administratives. En théorie, cette exception permet des expulsions même en plein hiver. En pratique, l'application de cette exception reste variable. Certaines préfectures l'appliquent systématiquement, d'autres se montrent plus prudentes, notamment en présence de familles vulnérables. Notre conseil : si votre procédure est en cours et que la trêve hivernale approche, c'est le moment idéal pour évaluer l'option du rachat. Plutôt que d'attendre cinq mois supplémentaires dans l'incertitude, vous pouvez conclure la vente en trente jours et vous libérer de la situation.

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Les cas où l'expulsion peut être accélérée

Certaines circonstances permettent d'obtenir une expulsion plus rapide que la moyenne. Le flagrant délit (moins de 48 heures) : si vous pouvez prouver que le squat date de moins de 48 heures, les forces de l'ordre peuvent intervenir immédiatement sans décision de justice. C'est le cas le plus favorable, mais il suppose que vous ayez découvert le squat très rapidement. La procédure administrative d'évacuation : si votre situation remplit les conditions de la loi Kasbarian, l'évacuation peut être obtenue en deux à quatre semaines. Le référé d'heure en heure : dans les situations d'urgence absolue, le juge peut être saisi en référé d'heure en heure, avec une audience dans les 24 à 48 heures. Cette procédure est exceptionnelle et n'est accordée que dans des cas très particuliers (risque pour la sécurité, bien en péril imminent). L'exécution provisoire : si le juge ordonne l'exécution provisoire du jugement, celui-ci est exécutoire immédiatement, sans attendre l'expiration du délai d'appel. Cela peut faire gagner un à deux mois. La voie pénale avec audience rapide : si le procureur décide de poursuivre rapidement et que le tribunal correctionnel ordonne l'expulsion comme peine complémentaire, les délais peuvent être significativement réduits.

Quand envisager la vente plutôt que l'expulsion

Nous recommandons d'évaluer sérieusement l'option du rachat dans les situations suivantes : Votre procédure d'expulsion dure depuis plus de six mois sans perspective de dénouement rapide. Chaque mois supplémentaire augmente votre coût total et diminue l'avantage financier de la procédure par rapport au rachat. La trêve hivernale approche et votre jugement n'est pas encore exécuté. Cinq mois d'attente supplémentaires représentent un coût significatif en charges et en dépréciation du bien. Vous êtes éloigné géographiquement de votre bien et ne pouvez pas suivre la procédure de près. La gestion à distance est coûteuse et stressante. Vous avez besoin de liquidités rapidement pour un autre projet (remboursement de crédit, acquisition, succession à régler). Le bien présente des risques de dégradation importants que chaque mois d'occupation aggrave. Dans tous ces cas, le rachat vous offre une sortie rapide, certaine et chiffrée. L'offre est sans engagement : si elle ne vous convient pas, vous restez libre de poursuivre la procédure.

Questions fréquentes

Les délais sont-ils les mêmes partout en France ? Non. Les délais varient fortement selon les juridictions. Paris et l'Île-de-France affichent les délais les plus longs (18-30 mois en moyenne). Les grandes métropoles (Lyon, Marseille, Bordeaux) se situent autour de 15-24 mois. Les villes moyennes affichent des délais de 10-18 mois. L'appel rallonge-t-il beaucoup les délais ? Oui, significativement. Un appel ajoute généralement 6 à 12 mois au calendrier, le temps que la cour d'appel examine le dossier et rende sa décision. Peut-on obtenir une expulsion pendant la trêve hivernale ? Oui, dans certains cas. La loi Kasbarian exclut les squatteurs entrés par voie de fait de la protection de la trêve hivernale pour les évacuations administratives. Pour les expulsions judiciaires, l'exception est moins clairement appliquée. Que faire si le préfet refuse le concours de la force publique ? Vous pouvez engager un recours devant le tribunal administratif pour contester le refus et obtenir une indemnisation. En parallèle, le rachat de votre bien reste une option pour sortir de l'impasse.

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RS

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